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Il faut augmenter le SMIC au 1er janvier 2010

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Un coup de pouce au SMIC au 1er janvier 2010, c'est indispensable !

Alors que le pouvoir d’achat est une préoccupation majeure pour les Français, le gouvernement refuse depuis 3 ans aux 3,4 millions de Smicards (dont 940.000 à temps partiel) la moindre augmentation au-delà de la règle légale.

  • revalorisation de 8 centimes d’euros (+ 0,9 %) au 1er juillet 2008 
  • de  2,1 % (11 centimes) le 1er mai 2009.
  • autour de 0,35% le 1er janvier 2010, soit un « gain » de 4,50 euros brut mensuels pour un emploi à temps plein, 54 euros par an.

Une honte !

 Même le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez admet qu'il est « très dur de vivre avec un seul Smic dans une famille quand vous avez des enfants ».

 
Le SMIC n’est pas l’ennemi des salaires ni de l’emploi

 Le SMIC est la base de la reconnaissance des qualifications et la construction de garanties salariales dignes de ce nom. C’est aussi un repère social en termes de niveau de vie pour les retraités, les privés d’emploi et les bénéficiaires des minima sociaux.

Pour que chacun puisse vivre décemment du fruit de son travail, la CGT exige la revalorisation immédiate et significative du SMIC répercutée sur tous les niveaux de salaires.

Cette revalorisation est possible en s’attaquant à la répartition des richesses et à une autre manière de tirer la croissance qui favorise progrès social et plein emploi.

Faire baisser le prix de la force de travail se traduit par une smicardisation des salariés toujours plus grande et par le non paiement des qualifications à leurs justes niveaux. Au bout du compte, l’absence de coup de pouce au Smic, les augmentations limitées aux premiers niveaux des grilles, sans changer la situation des salaires au-delà des minima, les exonérations et allègements de cotisations sociales (plus de 25 milliards d’euros) accordées sans contreparties aux employeurs, alimentent ce système de trappe à bas salaires et le tassement des grilles de salaires. Elles fragilisent aussi la protection sociale et la retraite. Elles pénalisent la consommation des ménages et donc la création d’emplois.
 
Alors, ensemble, amplifions la mobilisation pour les salaires.

Enjeu central pour conquérir un emploi décent pour tous, la CGT propose la revalorisation du Smic à 1 600 euros brut tout de suite et la répercussion de cette augmentation sur l’ensemble des salaires pour qu’ils soient tous tirés vers le haut.

 La CGT propose :

  • Le droit à un salaire de base minimum de première embauche pour le (la) salarié(e) sans qualification (sortie d’école obligatoire sans diplôme) de 1600 € brut pour 151 h 67 par mois (35 h hebdomadaires). C’est le niveau minimum de paiement de la force de travail garantissant les moyens minima nécessaires à l’existence de chaque salarié, dans les conditions d’aujourd’hui, en dehors de tout autre élément de rémunération. 
  • La reconnaissance et la rémunération des qualifications, qu’elles soient reconnues par un diplôme, l’expérience, la validation des acquis et /ou la formation continue, selon la grille ci-contre.