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Rencontre CGT - Conseil Général le 12 janvier 2010

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La CGT a rencontré le nouveau directeur de cabinet du Président du Conseil Général le 12 janvier 2010

Echanges et confrontations sur la question de l’emploi dans l'Yonne et de sa défense.

Pour la CGT, la première lutte à mener et gagner est celle pour la défense de l’emploi, celle pour des primes de licenciement les plus élevées possibles passe ensuite.

Compte tenu des résultats affichés par leur groupe respectif, des entreprises comme Amora, Paul Renard, Fulmen, etc. sont des entreprises qui devraient encore fonctionner dans l’Yonne.

 

Dossier Fulmen

La CGT a insisté sur la nécessaire reprise du site de Fulmen par la société Steco,  mais elle demande un droit de regard sur les aides qui seront accordées et sur leurs utilisations.
Le directeur de cabinet rappelle le cadre financier difficile de la reprise ; le coût du rachat est d’environ 45 millions d’euros. Pour la CGT, les banques doivent accompagner cette reprise et accorder les fonds nécessaires au repreneur. Si elles ne suivent pas, la reprise ne se fera pas et les salariés seront au chômage pour de longs mois.
Leur devenir se pose donc en grand et il est indispensable que les formations qui leur sont proposées soient en adéquation avec leurs besoins. On en est loin ! Chez Fulmen, les salariés sont majoritairement d’origine immigrée et ils demandent une formation de remise à niveau afin de gommer leurs lacunes en français. Or, il n’y a pas de places pour eux dans cette formation, c’est inadmissible.

 Dossier Paul Renard

A la demande de la CGT « quid des repreneurs ? » le Chef de Cabinet est réservé et dit qu’il n’y a rien de fait pour le moment.
Une fois de plus, la CGT demande que des réponses  précises et concrètes sur les repreneurs, sur les aides publiques accordées, soient données.


Dossier Alcan

Les conditions de travail sont telles chez Alcan, qu’il y a plus de départs volontaires que de licenciements prévus dans le PSE ! La question de la pérennité de l’entreprise se pose : quel avenir pour le site de Saint Florentin si les salariés les plus expérimentés partent ?

De manière plus générale, la CGT évoque le problème de ces grands groupes où les décisions ne sont pas prises dans l’Yonne mais ailleurs, en dehors de l’hexagone, sans aucune considération des dégâts humains qu’elle cause dans la population locale.

L’emploi sur le Tonnerrois et le Florentinois a également été abordé.

La CGT a rappelé la proposition qu’elle porte pour sauvegarder l’emploi : la Sécurité Sociale Professionnelle assise sur le Nouveau Statut du Travail Salarié.

 

 Dossier Armatis

La CGT a interpelé la direction du groupe Armatis sur la manière dont elle a éjecté (il n’y a pas d’autres mots) une cinquantaine de salariés en CDD 2 jours avant la fin de l’année 2009. Elle demande au Conseil Général d’être attentif à ce dossier : Armatis a reçu des aides publiques pour s’installer à Auxerre en contrepartie d’engagements en matière d’emplois ; or, si l’argent public a bien été encaissé, Armatis est moins prompte à tenir ses engagements !

A peine une soixantaine de salariés sont embauchés sous CDI ; par contre les CDD (environ autant que les CDI) sont nombreux et leur renouvellement fréquent. La CGT condamne et les propos et la stratégie d’Armatis qui nomme (et pire, traite) sans complexe les CDD de « variables d’ajustement » : quand 50% du personnel sert à ajuster l’offre à la demande, ce n’est plus une variable, c’est du personnel qui mérite un emploi pérenne, stable, pour se construire un avenir.

Dossier CPEY

Le directeur de cabinet précise qu’i n’y a pas de remise en cause de la subvention du Conseil Général concernant le CPEY. Il n’est pas non plus question de faire disparaître la structure.
Le Conseil Général a été mis devant le fait accompli par la mairie d’Auxerre qui a décidé de supprimer, pour le moment, la subvention accordée au CPEY, association qui œuvre dans l’éducation spécialisée. Il semble que se soit une décision unilatérale du maire.
Le Conseil Général souhaite qu’on ne se trompe de cible et dit que c’est à la mairie d’Auxerre qu’il faut demander des comptes.

Le directeur de cabinet nous informe qu’il y a un projet d’Eco parc sur le site du camp militaire de Chemilly. La reprise du terrain se ferait gratuitement, sa dépollution serait à la charge du Conseil Général.  

A l’issue de cette rencontre avec le nouveau directeur de cabinet du Président du Conseil Général, il nous semble avoir eu en face de nous un interlocuteur à l’écoute de la CGT et qui n’a pas esquivé les sujets.

Reste maintenant à savoir ce qui sera mis en œuvre par le Conseil Général pour la sauvegarde de l’emploi, les reprises d’entreprises, le développement industriel  et quelles seront les interventions en direction des différentes mairies suite aux problèmes posés.

Sur tous les dossiers abordés, la CGT restera vigilante et surveillera les décisions prises.