Fulmen : il faut des engagements
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- Catégorie : Fulmen
- Publié le Lundi, 15 Février 2010 04:20
Fulmen : état, région, département et mairie d’Auxerre doivent s’engager.
Samedi 13 février, 4 jours avant une réunion essentielle pour le devenir du site industriel, le syndicat CGT Fulmen organisait une conférence de presse pour alerter une nouvelle fois les collectivités locales et autorités publiques sur le sort des salariés.
Mercredi 17 février, une réunion aura lieu à au ministère de l'industrie avec le représentant du Ministère de l'Industrie, Henri de Raincourt, le Conseil régional de Bourgogne, le Conseil général de l’Yonne, la Mairie d’Auxerre et l’entreprise Steco, potentiel repreneur du site de Fulmen-Auxerre.
Cette Nième réunion est présentée par Steco comme celle de la dernière chance :
- soit les autorités publiques complètent le tour de table financier et Steco reprend le site industriel
- soit région, département et mairie continuent à louvoyer et Steco va voir ailleurs où implanter l’augmentation de ses capacités de production.
La CGT Fulmen, l’Union départementale et l’Union locale CGT d’Auxerre regrettent qu’une fois encore, les salariés ne soient pas associés à la réflexion sur le devenir du site.
Présente tout au long de la lutte des Fulmen pour le maintien des 314 emplois, seul syndicat à rester encore au contact des 314 licenciés économiques, à les tenir informés de l’état d’avancement du dossier pour la reprise du site et à s’activer pour que cette reprise ait lieu et se fasse au mieux des intérêts des salariés, la CGT Fulmen a légitiment sa place à la table des négociations.
Finis les discours, maintenant il faut des actes !
L’entreprise Steco, producteur de batteries VL et poids lourds qui a aussi en projet la mise en place de batteries AGM est déjà implantée à Otarville dans le Loiret. Elle souhaite étendre sa capacité de production en installant une unité à Auxerre. Elle chiffre le coût total de la reprise du site industriel de Fulmen – Exide à 45 millions d'euros.
Si elle se dit prête à augmenter son capital pour financer cet investissement, elle demande aussi des aides publiques à hauteur de 11 millions d’euros environ.
Ces aides publiques, état, région, département et mairie doivent les donner afin que les salariés retrouvent un emploi !
- Le conseil général de l’Yonne, dont le budget est de plus de 370 millions d’euros, a indiqué qu’il disposait de 3 millions d’euros pour aider les entreprises icaunaises en difficulté.
- Le conseil régional de Bourgogne avait promis, si un repreneur se manifestait, d’injecter 3 millions d’euros pour aider à la reprise du site de la fromagerie Paul Renard, à Flogny la Chapelle, où 140 salariés ont été jetés sur le carreau par le groupe Bongrain. Un repreneur existe mais il n’a pas formulé de demande formelle d’aide publique. Dans ce contexte, et compte tenu de l’effectif de Fulmen, la CGT attend du Conseil régional qu’il mette la main à la poche pour au moins 6 millions d’euros.

- La mairie d’Auxerre est aussi un acteur qui doit s’engager : elle peut, via la société civile immobilière propriétaire d’une partie du site de Fulmen et dans laquelle elle est associée, faciliter l’implantation de Steco sur la commune.
- L’état, s’il en la volonté politique, dispose des moyens d’aider à la reprise du site de Fulmen par Steco ; il doit mobiliser
- OSEO, établissement public, qui peut intervenir en finançant ou en cofinançant aux côtés des banques, une partie des besoins en investissements exprimés par Steco,
- Le FMEA (Fonds de Modernisation des Équipementiers Automobiles), alimenté par le gouvernement et les équipementiers eux-mêmes et doté de 600 millions d'€.
Pour peu que les acteurs publics aient la volonté de passer des discours larmoyants aux actes concrets, ils en ont donc les moyens !
La CGT demande, si ces aides publiques sont accordées, qu’elles soient conditionnées. Il est indispensable que Steco s’engage sur plusieurs points :
- la pérennité de son implantation à Auxerre ; pas question de toucher le pactole pour délocaliser dans 3 ans !
- la priorité donnée aux salariés de Fulmen lors de l’embauchage ; Steco prévoit 250 emplois en 2012, ce doit être 250 CDI accordés aux ex-Fulmen qui le souhaitent ;
- le profilage et la formation des salariés qui seront repris.
Le devenir des salariés de Fulmen doit être clarifié.
La CGT rappelle que es salariés n’ont pas à payer la facture d’une situation dont ils ne sont pas responsables ! L’état, notamment via Pôle emploi, Exide et Steco doivent négocier avec les représentants des salariés un accord écrit définissant clairement :
- le profil des salariés qui seront repris
- les formations qui leur seront offertes,
- la rémunération qu’ils toucheront pendant leur formation,
- les conditions de la reprise des contrats de travail.
La CGT, forte de ses propositions concernant la Sécurité Sociale Professionnelle et le Nouveau Statut du Travail Salarié, demande que les Fulmen repris par Steco le soient avec l’ancienneté acquise chez Fulmen et au minimum au même niveau de rémunération.



