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Face à la crise, un syndicat c'est bien !

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Face à la crise, un syndicat, ça aide !

Déclaration universelle des droits de l'homme

Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.

Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.
Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.

Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

imageChaque jour, dans de très nombreuses entreprises, des milliers et des milliers de salariés rejettent la fatalité, refusent de payer, au prix fort, les conséquences d'une crise dont ils ne sont pas responsables.

La période est marquée par un profond mécontentement de l'immense majorité des salariés et par des attentes sociales de grande ampleur. Face aux destructions d'emplois, au chômage partiel, à l'intensification du travail pour ceux qui en ont un, face aux insuffisances criantes du pouvoir d'achat, aux difficultés des services publics pour assumer leurs missions, des actions revendicatives de toutes natures se développent.  

Des solidarités nouvelles se construisent, favorisant l'action unie et rassemblée des salariés des grandes et petites entreprises, en particulier dans la sous-traitance et les services, alimentant la mobilisation convergente entre celles et ceux qui ont un emploi stable et celles et ceux qui vivent chômage et précarité.

Cette riposte, cette exigence de changement de politique économique et sociale, tous les salariés actifs, retraités et chômeurs, la jeunesse de notre pays en expriment le besoin urgent.

Face aux employeurs, face à l'état-patron, si nous voulons peser, si nous voulons être entendus, si nous voulons négocier dans de bonnes conditions, ce qu'il nous faut par-dessus tout c'est être nombreux, unis, déterminés.

Construire un contre-pouvoir efficace et utile en s'appuyant sur l'unité, la lutte, la proposition, la négociation,  voilà la démarche de la CGT.

Nous étions plus de 2,5 millions le 29 janvier en grève, en manifestation, en action pour dire au gouvernement et au MEDEF : « La crise c'est vous, la solution, c'est nous tous, ensemble ! Il faut prendre en compte nos revendications ».
La force de cette mobilisation a eu des prolongements dans des entreprises, qui ont débouché sur des succès revendicatifs en matière de salaires, d'emploi, de conditions de travail, etc.

Mais, même si le président de la république a été obligé de tenir une réunion des partenaires sociaux le 18 février, il maintient pour l'essentiel ses orientations en matière de politique économique et sociale et reste donc loin des attentes et exigences portées par la mobilisation du 29 janvier

IL FAUT AUGMENTER LA PRESSION !

Pour cela, l'ensemble des organisations syndicales appelle, dans l'unité, à une nouvelle journée d'action interprofessionnelle le 19 mars. Elles appellent à poursuivre les actions engagées dans les secteurs professionnels et les entreprises et à prendre toutes les initiatives pour construire les mobilisations nécessaires pour que le gouvernement et le patronat apportent des réponses concrètes sur les revendications :

  • Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique.
  • Améliorer le pouvoir d'achat, réduire les inégalités dans les politiques salariales
  • Orienter la relance économique vers l'emploi et le pouvoir d'achat
  • Préserver et améliorer les garanties collectives
  • Réglementer la sphère financière internationale.

Pour renforcer encore cette mobilisation, pour qu'elle tienne sur la durée et permette que la satisfaction des besoins sociaux soit enfin prise en compte dans les choix économiques et politiques, il faut donner plus de force, plus de poids aux syndicats.

Et cela, c'est vous qui pouvez le faire en vous syndiquant !

Alors, vous qui votez CGT, qui vous sentez proches du premier syndicat du pays, ne restez pas isolés,

Syndiquez-vous !

Rassembler les syndiqué(e)s, puis les salarié(e)s, informer, débattre, élaborer ensemble les revendications, définir des objectifs clairs, décider de l'action afin de les faire aboutir, sont des gages de la démocratie que la CGT met en œuvre dans ses syndicats.

En vous syndiquant, en construisant le syndicat dans votre entreprise, dans votre profession, vous participez à la force collective nécessaire pour imposer la prise en compte des revendications sociales.