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pour sortir de la crise : augmenter les salaires
Il faut une augmentation générale des salaires
Alors que la crise sociale et économique continue d’avoir des conséquences désastreuses sur le monde du travail et les ménages, le patronat, le gouvernement et sa majorité parlementaire continuent de faire payer la crise aux plus modestes !autre
Or, la sortie de crise passe nécessairement par la revalorisation du travail et non par un blocage des salaires. Relancer la consommation pour dynamiser la création d’emplois ne se fera qu’à cette condition !
La question du partage des profits est donc plus que jamais d’actualité.
La part des salaires dans la valeur ajoutée (la richesse créée par le travail des salariés) est inférieure de 3 points à ce qu’elle était dans les années 1950-1960.
En termes de revenu actuel, cela représente une perte de 60 milliards d’euros par an pour les salariés par rapport à ces années 1950-1960. C’est plus de deux fois le plan de relance du gouvernement (26 milliards d’euros sur deux ans) !
Le patronat veut passer d’une répartition des richesses à une répartition des risques.
Cela veut dire plus de profits pour les actionnaires quand tout va bien et précarité, flexibilité, bas salaires, difficultés sociales, fins de mois difficiles, …, pour les salariés quand c’est la crise !
Pas étonnant alors que le sentiment d’injustice grandisse parmi les salariés et que de plus en plus de revendications salariales soient portées collectivement dans tous les secteurs : le commerce, l’industrie, les services publics.
Dans le privé comme dans le public, la réponse apportée aux revendications n’est pas sérieuse !
Le salaire doit être la juste rémunération de la force de travail.
Il doit garantir les moyens nécessaires à l’existence de chaque salarié actif, privé d’emploi et retraité dans les conditions d’aujourd’hui, en dehors de tout autre élément de rémunération (participation et autres leurres)
Depuis plus de vingt ans, les politiques salariales ont porté un coup sérieux aux niveaux des salaires. Et voilà que la crise est le nouvel argument phare pour bloquer les salaires, dans le privé et le public. Lors des négociations annuelles obligatoires, les propositions des employeurs sont une véritable provocation !
Dans le même temps, les prix ne cessent d’augmenter, et certains postes de dépenses, comme le logement, l’énergie, l’alimentation et la santé, connaissent des hausses particulièrement importantes. Le pouvoir d’achat de tous les salariés (celui des ouvriers et employés tout comme celui des cadres, ingénieurs, techniciens et agents de maîtrise) ne cesse de se dégrader !
Pendant ce temps, les milieux financiers continuent d’engranger d’énormes profits (exemples : 8 milliards d’euros de bénéfices pour Total, 7,8 milliards pour Sanofi Aventis …).
Face à l’individualisation des salaires, à la volonté de rémunérer le travail par des systèmes fragiles tels la participation aux bénéfices, face aussi à la dégradation des conditions de travail, la seule solution reste la mobilisation collective de tous les salariés des différents secteurs d’activité pour obtenir l’ouverture de réelles négociations dans toutes les branches professionnelles, les grands groupes, les services publics, les entreprises.
La CGT revendique :
- une revalorisation du SMIC à 1 600 euros bruts.
- une augmentation générale des pensions et revenus de remplacement.
Ce ne sont pas des revendications utopistes !
Le patronat et l’état ont les moyens de payer notre travail à son juste prix. Exigeons qu’ils le fassent. Tout de suite !
Sécurisons le présent et l’avenir !
Le 23 mars, ensemble, mobilisons-nous pour des salaires décents, des emplois durables et des retraites de qualité.



