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Retraites 2010 : une réforme brutale
Retraites 2010 : une réforme brutale, pour un recul social sans précédent
Le projet de loi gouvernemental sur les Retraites est très largement marqué de l’empreinte du Médef qui réclamait le report de l’âge légal de la retraite. C’est un projet de réforme injuste qui affaiblira encore davantage le système de retraite par répartition en accentuant les conséquences des réformes antérieures qui amputent déjà le niveau des retraites. (Télécharger le tract : Retraites 2010, une réforme brutale)
Le report de l’âge de départ à la retraite à 62 ans et de l’âge de la retraite à taux plein
à 67 ans (au lieu des 60 et 65 ans actuels), la confirmation de l’allongement de la durée de cotisation à 41,5 ans, feraient des conditions d’acquisition des droits à la retraite en France les droits les plus drastiques en Europe,
La quasi-totalité des salariés du public et du privé seraient concernés. Le gouvernement confirme que les mesures s’appliqueront aux salariés des régimes spéciaux même s’Il cherche surtout à éviter un front uni de tous les salariés en différant la mise en oeuvre en 2017.
L’âge
de départ en retraite serait repoussé à partir du 1er juillet 2011 sur un rythme accéléré pour atteindre 62 ans pour les salariés qui peuvent aujourd’hui prétendre à partir en retraite en 2016.
Le droit à la retraite à taux plein serait porté à 67 ans. Les femmes dont 30 % sont déjà contraintes aujourd’hui de partir à 65 ans en seront les principales victimes.
Ces différentes mesures d’âge vont toucher plus particulièrement les jeunes. Ainsi, d’ici 2016, c’est plus d’un million d’emplois qui ne leur seront pas ouverts parce que leurs parents devront travailler plus longtemps.
Le traitement des salariés exerçant des métiers pénibles et astreignants relève de la provocation. Il n’y aurait aucun métier pénible. Seul serait apprécié le degré d’usure du salarié qui, le cas échéant, lui permettrait de continuer de partir à 60 ans. On est loin du droit au départ anticipé avant 60 ans pour une retraite en bonne santé, alors que la CGT estime à 15 % les salariés en emploi pénible.
Pour les fonctionnaires, la cotisation retraite augmentera de 2,7 %. Le dispositif de départ anticipé pour les femmes ayant eu trois enfants disparaîtrait.. Au nom de l’équité, c’est l’alignement des droits par le bas.
L’ensemble des dispositions affectant les droits pécuniaires en matière de retraite représenterait une ponction de 22,6 milliards d’euros en 2018, 25,1 milliards d’euros en 2020.
Parallèlement, les propositions concernant la mise à contribution des hauts revenus, des revenus du capital, des entreprises ne font qu’égratigner les dispositions en leur faveur. Les recettes attendues sur ce plan sont estimées à 4,4 milliards d’euros en 2020 : soit cinq fois moins que les sacrifices imposés aux salariés.
Pour la CGT, c’est évident : cette réforme des retraites doit être résolument combattue.
Chaque salarié de tout âge et de toute profession doit prendre conscience que c’est de sa mobilisation que tout va désormais dépendre.
La CGT appelle tous les salariés à se mobiliser pour les grandes manifestations unitaires et interprofessionnelles du mardi 7 septembre et à organiser de nombreux arrêts de travail dans le privé et le public.
Dans l’Yonne, la manifestation partira à 15h de la Maison des syndicats à Auxerre à l’appel de l’intersyndicale 89 (CGT, CFDT, UNSA, FSU, CFTC, CFE-CGC, Solidaires et FAFPT).



