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Questions ... et réponse sur la mobilisation anti-réforme des retraites
Questions sur la mobilisation … et réponses
Face à la propagande gouvernementale, tournant en ridicule le nombre de manifestants et hurlant après la CGT à l'horizon de grèves reconductibles, CGT maintient plus que jamais ses positions et appelle à réussir le 12 octobre !
Qui radicalise quoi ?
C'est le gouvernement qui verrouille depuis le début cette destruction de la retraite solidaire pour en amener les restes aux assurances. En toute escroquerie morale il appelle ça "réforme", ce n'est que la pioche des démolisseurs libéraux et d'une majorité politique anti-sociale.
Qui pousse à quoi ?
C’est l’opinion des salariés, actifs, précaires, chômeurs et retraités, et elle ne change pas : c'est non à cette réforme. Et si c'est un non aussi fort, c'est bien parce que la colère sociale est nourrie de ce refus majoritaire, dont les politiques se moquent ouvertement. De plus bien d'autres causes viennent nourrir la colère sociale : angoisse du lendemain, chômage, précarité, menace sur l'emploi, perte de pouvoir d'achat, destruction à petit feu de la sécurité sociale santé, et de la protection sociale en général.
Qui pense qu'il faut arrêter les frais ?
C’est le gouvernement, qui regarde d'un derrière distrait ces manifestations considérables, comptant sur l’essoufflement.
Mais non, il n’y aura pas d'essoufflement. Bien au contraire, la mobilisation et la colère s’amplifient.
C'est quoi, ces commentaires sur les grèves ?
Oui, il y a une difficulté : c'est difficile de transformer en grèves une opinion majoritaire, et c'est impossible de décréter d'en haut un mouvement gréviste.
Voilà pourquoi il est normal que les organisations de la CGT avec les autres syndicats déposent des préavis dans le public, et ouvrent la possibilité dans le privé à des grèves reconductibles.
Qui décide de quoi ?
Les salariés, les syndicats ! C'est pourquoi la CGT ne se substitue pas à ses syndicats en prétendant leur imposer un mot d'ordre d'en haut, mais leur recommande de tout faire, selon leurs possibilités réelles, sans renoncer à aucune forme d'action, pour que le 12 octobre, tournant le dos à un baroud d'honneur final, soit une étape vers la victoire contre le projet scélérat du gouvernement et du patronat.



