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Fin des négociations Agirc - Arrco

Retraites complémentaires : la CGT ne signe pas

Après consultation de ses organisations, la CGT a décidé de ne pas signer l’accord du 18 mars sur les retraites complémentaires Arrco et Agirc.
Une des principales raisons est l’alignement des régimes complémentaires sur les régimes de base en ce qui concerne les âges.
La CGT a refusé d’apporter sa caution à un texte qui valide et grave dans le marbre le report des bornes d’âges qui a été combattu avec force en 2010. Rien en effet n’obligeait à ce report puisque ce sont les organisations syndicales de salariés, à égalité avec les représentants des employeurs, qui  assurent le pilotage des régimes et qui sont en droit de maintenir les bornes d’âges et ainsi, de ne pas aligner l’Arrco et l’Agirc sur la réforme régressive de novembre 2010.

 

L’accord ne prévoit pas de ressources supplémentaires pour les régimes, alors que le nombre de retraités ne fait qu’augmenter. Cela va conduire les régimes droit dans le mur du fait de l’impossibilité de financer les droits, une fois les réserves épuisées.

L’accord porte de nouvelles baisses des taux de remplacement (1), la valeur du point étant toujours revalorisée d’abord sur les prix, puis sur le salaire moyen moins 1,5 %, ce qui revient au même. Cette baisse du taux de remplacement est encore plus forte pour l’Agirc avec une revalorisation en 2011 très en dessous de l’évolution des prix.

Notons enfin que sur l’ensemble de ces questions, la CGT avait formulé un certain nombre de propositions. La délégation patronale, mise en difficulté, a fait en sorte qu’elles ne puissent être discutées.

(1) Taux de remplacement du salaire d’activité par la pension de retraite. Exemple : si le dernier salaire d’activité est de 2 000 € et la pension de retraite de 1 400 €, le taux de remplacement est de 70 %.

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