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Emploi des jeunes : la CGT ne signera pas

Emploi des jeunes : la CGT ne signera pas
La négociation « jeunes et emploi » s’est engagée en février 2011 sur la base d’un constat partagé des difficultés rencontrées par les jeunes pour accéder à un emploi durable. Organisations syndicales et patronales se sont entendues pour négocier des mesures visant :

  • l’accès à l’emploi,
  • le maintien dans l’emploi,
  • les freins matériels à l’accès à l’emploi.

En visant des publics spécifiques :

  •  les jeunes en grande difficulté,
  • ou sortant du système scolaire sans qualification reconnue,
  • ou diplômés du supérieur ayant des difficultés à accéder à l’emploi,
  • ou en rupture d’un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation,
  • ou sortis d’alternance avec leur certification mais sans accéder à l’emploi.

Dans un premier temps, la négociation a porté sur un accompagnement renforcé.
La CGT a avancé de nombreuses propositions en considérant que les solutions proposées aux jeunes doivent être génériques et modulables (pas de clientélisme et tenant compte du besoin de chaque jeune) avec un accompagnement renforcé du type de celui qui est pratiqué actuellement pour les contrats de transition professionnelle.

Le 7 avril un projet d’accord national interprofessionnel sur l’accompagnement des jeunes a été finalisé. Il ne reprend quasiment aucune des demandes de la CGT, en particulier la mise en place d’une allocation permettant à chaque jeune d’assumer en toute indépendance financière la transition vers l’emploi.

À l’exception de la CGT, toutes les organisations syndicales ont annoncé leur volonté de signature de l’accord avec les délégations patronales.

Cet accord présente la particularité d’engager des fonds gérés par le FPSPP (Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels) ou par l’APEC, en les détournant pour partie de leurs finalités. Mais, fait plus grave, il ne demande aucun financement à l’Etat et exempte les entreprises de tout financement. Tout ce qui sera fait pour les jeunes le sera au détriment des dispositifs visant les autres salariés et demandeurs d’emploi.

Si la CGT est favorable à une partie des contenus de l’accord, elle ne peut cautionner l’exonération de tout financement complémentaire de l’Etat et des entreprises. L’ensemble du système de formation professionnelle est confronté à une pénurie de financement que seule la CGT dénonce.

La question des jeunes mérite mieux qu’une amputation des moyens existants.

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Les dessins de Langouro