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Chômage : les mauvais chiffres de juillet

Chômage : l’emploi en miettes

Les chiffres du chômage du mois de juillet 2011 confirment bel et bien que la crise économique et sociale n’est pas terminée. Avec plus de 36 000 demandeurs d’emploi supplémentaires pour le seul mois de juillet, soit 2 756 500 demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A, et après deux mois consécutifs de forte hausse du chômage (4 103 700 demandeurs d’emploi étaient inscrits à Pôle emploi en catégorie A, B et C, en juin 2011) la situation de l’emploi devient très préoccupante dans notre pays.

C’est la vie de millions de femmes et d’hommes qui est mise à mal. II faut que cela cesse !

 

 Toutes les catégories de la population sont tou­chées.

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Mais, encore une fois, les jeunes, les femmes et les seniors sont les plus pénalisés par le chô­mage :

    •  + 1,4 % pour les jeunes,
    •  + 1,6 % pour les femmes
    •  et + 2 % pour les seniors.

Le chômage des salariés âgés est particulièrement inquiétant puisqu’il connaît une hausse de près de 15 % en l’espace d’un an et la réforme des retraites, adoptée par le gouvernement contre l’avis de la majorité des citoyens, en précipite, de l’aveu même de l’Unedic, un grand nombre vers les minima sociaux.

 

Inquiétant aussi, le nombre de chômeurs de longue durée qui peinent à se réinsérer sur le marché du travail ; comme les mois précédents, ils continuent à grossir les rangs des minima sociaux.

Leur nombre atteint les 1 560 000 personnes inscrites depuis plus d’un an, soit une progression de 10% sur un an (+1% en un mois). Ils représentent désormais 40% du total des demandeurs d’emploi.

 

Autre élément significatif, l’explosion du nombre des offres d’emploi occasionnelles

D’une durée infé­rieure à un mois, ces offres d’emploi sont en hausse de 18,8 % en juillet.

Cela confirme que le marché du travail est gangrené par le sous-emploi.

Aujourd’hui, 1 actif sur 7 est au chômage ou en sous-emploi.

 Ce n’est pas le plan d’austérité présenté fin août par le Premier ministre qui risque de restaurer la confiance et la croissance nécessaires au développement de l’emploi.

La CGT considère avec force que le gouverne­ment doit davantage se préoccuper de mettre en œuvre une politique publique plus volonta­riste pour l’emploi, que de répondre aux exi­gences des spéculateurs boursiers.

 

  • Asseoir une dynamique de l’emploi nécessite en premier lieu de revenir sur le slogan dogmatique du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite afin d’arrêter la baisse continue de l’emploi dans le secteur public.
  • Il est urgent, ensuite, de mettre définitivement fin au dispositif des heures supplémentaires subvention­nées à coup d’exonérations sociales et fiscales. Le coût de cette mesure contre-productive (4,5 milliards d’euros) aurait permis de financer la création de plusieurs centaines de milliers d’em­plois chaque année.
  • Enfin, l’absence de « coup de pouce » au Smic depuis cinq ans, ou encore le gel des traitements dans la fonction publique, pénalisent le pouvoir d’achat des salariés, donc la consommation et l’emploi.

 

Pour la CGT, une autre poli­tique de l’emploi est nécessaire pour faire baisser le chômage de masse. La CGT appelle l’ensemble des salariés, des demandeurs d’emploi et des retraités à se mobiliser dans les prochaines semaines.

 

 

 

 

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Les dessins de Langouro