RDV au Médef à partir de 12h30 mercredi 29 février
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- Publié le Dimanche, 19 Février 2012 21:42
Trop, c’est trop !
Le 29 février, partout en Europe, les salariés dans l’action contre l’austérité
La Confédération européenne des syndicats (CES) appelle le 29 février 2012 à une journée européenne de mobilisation. En France, les organisations syndicales CGT, CFDT, FSU, Solidaires et UNSA s’engagent de manière unitaire dans cette mobilisation.
Dans ce cadre, La CGT appelle tous les salariés à se mobiliser dans l’unité syndicale la plus large, à décider de la grève sur les lieux de travail et à participer nombreux au rassemblement unitaire qui se tiendra à partir de 12h30 devant le siège du Médef, route de Monéteau, après le rond-point de Jonches.
Télécharger le tract de la CGT Auxerre
Télécharger le tract de l'intersyndicale 89
Partout en Europe : trop, c’est trop !
Les dirigeants apportent partout le même remède à la crise : le durcissement de l’austérité.
Les plans de rigueur successifs décidés par les gouvernements ne sont ni justes, ni efficaces. Ils imposent aux salariés de payer une crise dont ils ne sont pas responsables !
Et ils veulent encore en rajouter !!!
Les chefs d’Etat et de gouvernement ont décidé de passer un cran supérieur pour instaurer l’austérité. Ils s’apprêtent à signer un nouveau traité, le 1er mars prochain, élaboré à quelques-uns, en une cinquantaine de jours à peine, en dehors de toute procédure et consultation démocratiques.
Ce traité enferme dans un carcan budgétaire et économique les États membres pourtant déjà durement touchés par le chômage et la récession.
Popularisé sous le nom de « règle d’or », ce « pacte budgétaire Sarkozi/Merkel » vise à imposer une stricte discipline financière aux pays de la zone euro, plus contraignante encore que celle prévue dans le traité de Maastricht.
L’austérité s’imposerait à tous, encadrant ainsi de puis Bruxelles toute négociation au niveau national, sectoriel et d’entreprise, et réduisant les capacités d’intervention des salariés et de leurs organisations syndicales.
Les salariés européens ont donc tout intérêt à se mobiliser partout en Europe car il en va de leur avenir au quotidien.
En France aussi : trop, c’est trop !
Tout milite pour que ce rendez-vous du 29 février soit une journée puissante et visible.
Après la réforme des retraites en 2010, après les 2 plans d’austérité de 2011, Sarkozy annonçait en grandes pompes, le 29 janvier 2012, deux mesures portées depuis longtemps par le Médef.
Une TVA antisociale
En augmentant la TVA, l’impôt le plus inégalitaire qui soit, de 19,6% à 21,2%, le gouvernement fait un nouveau cadeau de 13 milliards d’euros de baisse de charges patronales aux entreprises.
Il s’ajoute au cadeau de 21,8 milliards d’euros résultant des exonérations sur les bas salaires et à la loi TEPA sur les heures supplémentaires … tout cela au nom de l’emploi alors que le chômage avoisine les 10% de la population active et alors qu’aucune obligation de maintien de l’emploi n’est imposée en échange des cadeaux royalement offerts au patronat.
Avec ce transfert des cotisations sociales vers l’impôt, il fragilise aussi notre système de protection sociale, diminuant les recettes de la branche « famille ».
Cette mesure, qui va entraîner une nouvelle hausse des prix diminuera le pouvoir d’achat déjà bien amputé des salariés, chômeurs et retraités et freinera encore leur consommation, source pourtant de créations d’emplois.
Pour la CGT, la relance économique ne sera possible que par l’augmentation des salaires et la création d’emplois stables ; la hausse de la TVA va à l’encontre de cela !
Deuxième mesure annoncée par Sarkozy le 29 janvier : un hold up sur le droit du travail !
Aujourd’hui, le Code du travail définit les modalités « minimales » qui s’appliquent aux salariés ; les conventions collectives, issues de la négociation par branche, améliorent ces « dispositions de base ».
Le Code du travail et les conventions collectives permettent donc aux salariés d’être protégés collectivement contre toute tentation d’atteinte à leurs droits par leur employeur.
C’est ce schéma que Sarkozy et ses acolytes du Médef entendent remettent en cause.
L’accord « compétitivité - emploi » : un recul généralisé des acquis sociaux
Ces accords, que gouvernement et Médef veulent mettre en place avant l’échéance présidentielle, ont pour but de légaliser, le chantage bien connu des employeurs « emploi contre baisse des salaires et hausse du temps de travail ».
Ces accords, négociés entreprise par entreprise, y compris là où il n’existe pas de délégués syndicaux suffisamment formés et armés pour résister aux menaces et injonctions du patronat, s’imposeraient sur la loi (oui, sur le Code du travail, qui déjà, n’est que le socle minimal des droits !!) et sur le contrat de travail, privant ainsi le salarié de tous recours juridique et judiciaire ! Du jamais vu dans notre pays, une véritable contre-révolution sociale, une attaquesans précédent contre le monde du travail.
Trop c’est trop ! Des alternatives existent pour l’emploi, les salaires, les conditions de travail et le travail lui-même, pour la place faite aux travailleurs dans la société, pour l’égalité entre les femmes et les hommes, pour la solidarité entre les générations et pour l’avenir de la jeunesse. La CGT est porteuse de ces alternatives !
Le 29 janvier, tous ensemble, allons les faire entendre haut et fort devant le siège du Médef, route de Monéteau à Auxerre, à partir de 12h30 (sandwichs et boisson sur place)



